• Hygiénisme Alimentaire

    À la fin du 19e siècle, des médecins américains, réfractaires au système de santé en place, conçoivent un mouvement révolutionnaire qui enseigne l'art de vivre en bonne santé en appliquant simplement certaines lois de la nature, dont le but est de promouvoir un projet politique intitulé "un corps sain, une cité juste, une raison pure".
     

    Ce système de santé non conventionnel, appelé hygiénisme, qui préconise de saines habitudes de vie telles l'auto guérison, l'hygiène vitale, une alimentation basée sur les végétaux, le jeûne et la naturopathie, est vulgarisé, par la suite, au 20e siècle, par le Dr. Herbert Shelton (1895-1985), biologiste et naturopathe américain.


    Les principes de base de l'hygiénisme se fondent sur le postulat que nous pouvons tous préserver notre santé en stimulant le pouvoir d'auto guérison dont la Nature nous a doté, tout en supprimant l'origine du déséquilibre qui cause les maladies.

    Ce mouvement incite à adopter un mode de vie sain en choisissant adéquatement des produits naturels, en suivant convenablement, les bonnes combinaisons alimentaires. Il nous suggère aussi de profiter du soleil, de l'air frais et de l'eau propre, de bien dormir et de se relaxer, de faire de l'activité physique, de stimuler son mental, de réaliser son potentiel, de jeûner régulièrement et d'évoluer dans un environnement sain

     

    L'hygiénisme préconise la suppression des facteurs de risques associés à une mauvaise santé que sont l’utilisation des médicaments, les additifs chimiques, les vaccins, les aliments stimulants et produits excitants tels le café, le chocolat, le sucre artificiel, l'alcool, le tabac, le manque d'hygiène alimentaire, les émotions et les pensées négatives qui doivent être éliminés, à tout prix, de la diète quotidienne.

     

    La diète alimentaire des hygiénistes

     

    Le courant hygiéniste recommande de manger seulement lorsqu'on a faim, des aliments crus, ou cuits légèrement dans l'eau ou à la vapeur, pour certains légumes et racines.
    Les repas hygiénistes s'improvisent ainsi :

    Le petit déjeuner comprend des fruits variés selon les saisons.
     

    Pour le repas du midi: trente minutes avant le plat principal, on déguste des fruits, ensuite on prépare une combinaison de salade et crudités accompagnée de noix de cajou crues ou d'amandes entières qu'on peut assaisonner de persil, d'huile d'olive et autres épices.

    Le soir peut être similaire au midi, varier entre des fruits ou des fruits et des légumes sous la forme qui nous convient le mieux (smoothies, salades, purées, soupes et potages…)

     

    En se fondant sur des éléments de physiologie, le Dr Herbert Shelton a instauré en neuf principes de base la théorie des combinaisons alimentaires, et si on observe ces derniers, l'organisme produit moins de fermentation, ce qui assure une meilleure assimilation et digestion des aliments.

    Toujours selon ce principe, les protéines (végétales et en faibles quantités) se combinent avec les légumes, mais pas avec les féculents. Les féculents se mangent avec les légumes, sans les protéines. Les fruits se mangent avant les repas, car ils sont plus faciles à digérer, alors que le melon se mange seul, car il est énergétique. Les jus de fruits se boivent en mangeant des fruits, tandis que les jus de légumes s'absorbent bien ensemble.

     

    Le jeûne

    Déjà, dans la Grèce Antique, les philosophes grecs encourageaient la pratique du jeûne afin de prévenir les maladies. Pour sa part, le mouvement hygiéniste conseille le jeûne hebdomadaire intermittent (quelques heures) pour, non seulement, nettoyer le corps physique, mais aussi pour clarifier, apaiser et équilibrer le mental et l'esprit.

     

    Quelques avantages de l’hygiénisme

     

    Cette hygiène comporte certains avantages par son alimentation riche en fruits et en légumes. Et puis, dans le cadre d'une étude menée auprès de la population de Montréal, le Dr Parviz Ghadirian Ph D., directeur de l'Unité de recherche en épidémiologie du campus Hôtel-Dieu du Centre hospitalier universitaire de Montréal, a révélé que "si l'on parvenait à éliminer les facteurs de risque liés à la nutrition, l'indice du cancer pourrait être diminuée de 35 %".

     

    Prise en charge globale du patient, pourquoi, dans quel but et pour quelles pathologies

     

    La description ci dessus des différentes techniques de traitement utilisé par les médecines douces est importante. En effet elle permet vraiment de comprendre la santé différemment. La santé de manière hollistique, c’est à dire comme un tout, où le patient est pris en charge sur plusieurs plans et de manière globale. Il ne s’agit plus de traiter un symptôme mais de traiter la cause du problème.

     

    D’année en année, un nombre de plus en plus important de patients délaisse les méthodes allopathiques de la médecine classique pour se tourner vers une médecine plus naturelle, plus respectueuse de leur corps et de l’environnement.
     

    Le patient d’aujourd’hui, et donc le patient de demain s’inscrit de plus en plus vers des méthodes de santé au naturel, dans une prise en charge médicale des plus sûrs où tous les corps de métiers ont leurs mot à dire.

     

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