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Vegan or not vegan ?

Je voulais partager mon avis et mon expérience sur un sujet qui fait beaucoup parler depuis quelques années.

Vous avez pu remarquer l’émergence de différents courants alimentaires ces derniers temps : végétalien, vegan, sans gluten, crudivore, sans lactose, frugivore, paléo, keto, carnivore…
 

Je remarque avec beaucoup de surprise le peu de tolérance qu’il y a d’un courant envers l’autre.

Pour avoir navigué entre ces courants, avec beaucoup de curiosité et d’intérêt, je comprends maintenant qu’il existe en fait autant de régimes alimentaires qu’il y a d’êtres humains sur cette Terre.


Il n’y aurait donc pas de bon ou mauvais régime alimentaire mais plutôt celui qui fonctionne pour VOUS.

Et c’est peut-être là parfois que nous faisons fausse route. Lorsque quelque chose fonctionne pour NOUS, nous estimons que cette recette magique devrait s’appliquer à tout le monde.

D’expérience professionnelle, lorsque je conseille une alimentation à mes patients, j’observe que cela fonctionne pour un grand nombre d’entre eux mais jamais à 100% ; et heureusement.

Je revois sans cesse mon discours auprès de mes patients et de mes proches, majoritairement pour travailler ma tolérance.

Les végétariens et vegan n’aiment pas trop quand je tiens ce genre de discours. Mais lorsque quelqu’un choisit une alimentation, cela ne concerne que LUI, et personne d’autre !

En effet, j’observe une telle hostilité des vegan envers les consommateurs de viandes que je ne vois plus vraiment de cohérence dans le message qu’ils portent.
Je ne fais pas de généralités, mais de ce que j’ai pu observer autour de moi, lorsque quelqu’un arrête de manger de la viande, il pose un sacré jugement sur celui qui en consomme toujours.

Je vous dis cela parce que je suis passé par là. En effet, c’est mon choix personnel de ne pas consommer de viandes… Et aujourd’hui je suis tout aussi ravi de partager un repas avec en face de moi un mangeur d’entrecôte ou de légumes !
Pour revenir à mon sujet : je trouve que devenir vegan, végétarien, etc. c’est avant tout un message de tolérance, certes envers la cause animale avec la souffrance que les animaux peuvent subir dans les abattoirs et la façon dont ils sont élevés.

Mais un message de tolérance et d’amour se doit d’être universel. Pas seulement envers les animaux mais aussi envers nos frères humains qui ne font pas les mêmes choix que nous.

Le fait de ne pas manger d’animaux ne fait pas de nous de meilleures personnes !

Vous pouvez très bien être végétarien dans votre assiette et carnivore dans vos relations personnelles, amoureuses et professionnelles.
Et l’inverse est vrai aussi : vous pouvez manger de la viande et être très pacifique avec les autres.

Tout cela pour dire que l’alimentation ne fait pas tout. Le vrai danger c’est lorsque l’on met trop notre tête à la place du ventre.
La nourriture c’est pour le corps !
Lorsque qu’il y a trop de cogitation, de calculs, de culpabilité et de réflexions autour de ce que nous mangeons, c’est le début de la fin.

La cohérence est vraiment ce qu’il faut rechercher dans notre façon de nous alimenter. Ne pas chercher à créer de la frustration, de la privation et de la rigidité (envers soi et les autres).

Si cela fait tant d’années que je mange ainsi c’est parce que c’est facile. C’est un plaisir pour moi de le faire, sinon je n’aurai pas tenu.

Cela devrait être pareil pour vous.

CHERCHEZ ET VOUS TROUVEREZ !

Ne vous enfermez pas dans une étiquette ou un courant alimentaire.
Adoptez votre propre mode de fonctionnement, qui vous permettra d’être la meilleure version de vous-même.

Je suis persuadé que l’alimentation qui est bonne pour vous en Janvier doit déjà évoluer au mois de Février.
 

Manger c’est du RESSENTI, ça ne se passe pas dans la tête. Vous n’avez pas les mêmes besoins nutritionnels en fonction de votre humeur, de la température extérieure, de la saison, de votre âge, de votre activité sportive.

J’imagine souvent le corps comme le cockpit d’un avion avec des centaines et des centaines de boutons. Lorsque vous tournez d’à peine un millimètre l’un deux, la direction change complètement.
 

Soyez attentifs et présents aux besoins du corps.

Pour revenir sur ce débat de la viande : pour éclaircir ma pensée dessus, ce qui pose vraiment problème ce n’est pas de consommer de la viande. C’est la façon dont l’animal est traité !

S’il a gambadé toute sa vie tranquillement et vécu pleinement, je ne vois pas vraiment de problème à tuer l’animal. Je ne pense pas que l’animal ait les mêmes aspirations de vie qu’un humain. Vivre une vie paisible lui suffit largement.

Je dis toujours que je suis végétarien de société. Si ma survie en dépend, je n’aurais aucun problème à tuer et manger un animal.
 

Le tout c’est d’avoir vraiment conscience que le steak dans l’assiette a parcouru un long chemin avant d’en arriver là.

Il est donc nécessaire de faire évoluer les conditions de vie et d’abattage dans un premier temps.

Les vaches, les poules et autres animaux entassés dans des enclos, bourrés d’antibiotiques, d’hormones et de farines animales, tout cela n’a rien de cohérent.

Par contre, des animaux en pleine liberté, qui broutent de l’herbe et sont abattus par l’éleveur sur leur lieu de vie, c’est déjà plus honnête vis-à-vis d’eux.

Pour conclure, j’espère que vous saisissez que vos choix ne regardent que vous.


Si cela vous convient, tant mieux, sinon il faut faire évoluer les choses.

Quel que soit ce que nous choisissons, développons la tolérance envers les choix des autres. Chacun a son rôle à jouer.

Se dire que la Terre tournera mieux lorsque tout le monde pensera comme nous c’est de l’extrémisme pur et dur et c’est aussi une sacrée illusion.

Je vous souhaite beaucoup de courage dans votre parcours vers la santé et l’équilibre.

À très vite,

Charbel J
 

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