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L'alimentation la plus adaptée à notre espèce - Partie 2

· article

Nous avions vu précédemment que nos habitudes alimentaires étaient conditionnées pour nous diriger vers certaines catégories d’aliments.

Nous allons nous intéresser ici aux aliments qui correspondent le plus à notre physiologie.

Je pars du principe que nous avons un ancêtre commun avec les grands singes (gorilles, bonobos, orang-outang…)

Nous ne sommes pas obligés de croire à la théorie de l’évolution de Charles Darwin, mais il est évident que de nombreuses similitudes anatomiques existent. Notamment en ce qui concerne le système digestif de ces primates.

En effet nous avons longtemps considéré l’Homme comme un omnivore. Ce qui est vrai, lorsque celui ci n’est pas dans son habitat naturel. Il sera amené à se nourrir de ce qu’il trouve (viandes, produits laitiers, culture des céréales…)

Remettons donc l’Homme dans un contexte d’habitat naturel. C’est une espèce tropicale, qui est parti d’Afrique pour migrer vers l’Europe et l’Asie. A cette époque, ces continents étaient plus proches et possédaient un climat tropical. Quelle est la nourriture la plus abondante dans un climat tropical ? Les fruits.

Lorsque nous observons le régime alimentaire d’un grand singe, il est majoritairement composé de fruits. Ils sont ce que l’on appelle des Frugivores.

En fonction de leur localisation géographique, le ratio de fruits pourra varier entre 80 et 90%. Le reste étant composé de feuilles, de racines, de branchages et dans de rares exceptions de protéines animales (par exemple quelques tics présents dans la fourrure du gorille lors de sa toilette).

Cela paraît incroyable qu’un mammifère comme le gorille qui fasse 350 kg de muscles puissent se nourrir majoritairement de fruits. Cela remet donc en question l’apport en protéines indispensable que l’on nous rabâche sans cesse.

Il est intéressant d’analyser les similitudes anatomiques entre les différents mammifères.

Doit on devenir frugivore ?

Comme je l’ai déjà dit, nous avons été conditionnés à un certain mode de vie, et des habitudes sont parfois ancrées au plus profond de nous. Que ce soit par notre éducation, notre culture ou notre entourage…Il est évident que même si toutes les évidences poussent à le croire, il serait difficile aujourd’hui d’appliquer une telle alimentation. Vivre dans un climat tropical comme moi est déjà plus propice à cela.

Je ne suis jamais favorable aux virages à 180°, qui sont en général difficiles à intégrer par le corps et l’esprit.

Par contre, une prise de conscience est nécessaire. Il est important de comprendre que nous ne sommes pas fait pour nous nourrir d’aliments provenant des animaux. Si nous le faisons pour l’instant, il serait donc judicieux d’essayer d’inverser le ratio et de faire des choix plus intelligents.

Par exemple commencer en mettant plus de fruits et de légumes dans notre alimentation et quitte à manger des chairs animales, de se diriger vers des protéines beaucoup plus assimilables par notre organisme (poissons et fruits de mer plutôt que volailles et mammifères).

En effet les mammifères sont réellement l’espèce la moins digeste pour l’Homme. Ceci s’explique très simplement et permet donc une transition au sujet du prochain paragraphe.

Qu’en est-t-il des apports nutritionnels ?

Il est nécessaire de comprendre que notre corps est composé de cellules. Nos muscles, nos tendons, nos organes, notre cerveau et nos os…ne sont qu’un tas de cellules agglomérées ingénieusement entre elles.

Nos cellules ont donc pour rôle d’assimiler ce que nous ingérons. Prenons l’exemple d’une protéine. Une protéine est une longue chaîne composée d’acides aminés reliés entre eux par des liaisons peptidiques et qui portent une information génétique.

A un niveau cellulaire, ce ne sont que les acides aminés qui intéressent la cellule. Tout ce qui n’est pas assimilé est donc censé être éliminé.

Pour reprendre l’exemple d’une chair animale provenant d’un mammifère, il est évident que la complexité d’une chaîne protéique chez une vache sera supérieure à celle d’une crevette. Pour la simple et bonne raison que la complexité du fonctionnement d’un mammifère est supérieure à celle d’un crustacé.

A partir de là, on peut donc en conclure que nous facilitons l’assimilation de nos cellules, mais surtout que nous évitons un surplus de déchets, de résidus et d’acidité dans notre organisme en nous dirigeant vers des protéines plus simples à digérer.

Si nous continuons de réfléchir dans un souci d’efficacité et d’assimilation, nous pouvons parler des protéines végétales. Ces protéines sont retrouvées dans des aliments du règne végétal : lentilles et autres légumineuses, champignons, noix, graines, fruits et légumes. En effet, nous retrouvons également des protéines assimilables de manière plus efficace dans les végétaux. Nos récepteurs cellulaires sont plus sensibles aux aliments d’origine végétale.

L’assimilation du Calcium en est la preuve. Le nombre de carences en Calcium chez des sujets consommant quotidiennement des produits laitiers est en augmentation constante (bien qu’il y ait d’autres facteurs incriminés, comme un liquide interstitiel encrassé de toxines par exemple).

Mais que nous parlions de protéines animales ou végétales, nous avions vu plus haut, que la cellule n’était intéressée que par les acides aminés d’une chaîne protéique. Cela serait-il encore un indice de plus concernant le peu d’importance des protéines ?

En étudiant la composition chimique des fruits et des légumes, on observe un taux de protéines très bas. Rien à voir avec des lentilles ou un filet de poisson.

Pourtant, lorsque nous observons un nourrisson dans les premiers mois de sa vie, c’est la période pendant laquelle il prend le plus de poids et se développe le plus rapidement alors que le lait maternel ne contient que très peu de protéines (environ 1 gramme de protéines pour 100g de lait maternel).

Cela confirme une fois de plus que la cellule a besoin d’acides aminés plutôt que de la protéine en elle même.

Bien évidemment, nos cellules n’ont pas besoin uniquement d’acides aminés. Les vitamines, les minéraux, les glucides, l’eau… sont également des éléments primordiaux au bon fonctionnement de notre organisme.

Le débat ne se pose même pas concernant la concentration et la facilité d’absorption de ces éléments contenus dans les fruits et les légumes.

Pour résumer brièvement, nous avons pu voir dans cet article que nos besoins nutritionnels ne répondent tout à fait aux dictats de notre société de consommation mais aussi qu’il est évident que nous pouvons être en Pleine Santé avec une alimentation basée sur les fruits, les légumes et autres végétaux.

Bien entendu, l’alimentation est aussi une notion de plaisir, d’habitudes, de réconfort et de partage social. Thème que nous aborderons dans un autre article.

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