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Émotion et Alimentation

J’aimerais réfléchir avec vous sur le concept du cerveau émotionnel.

De plus en plus d’études poussent à croire que notre système digestif serait doté de neurones interagissant avec le cerveau en permanence. Ce système digestif serait en quelque sorte notre deuxième (ou premier) cerveau.
Vous savez à quel point j’accorde de l’importance à la qualité des aliments que nous mangeons. Mais j’accorde une importance encore plus grande à l’intention avec laquelle nous mangeons nos aliments.
En effet, j’entends souvent dire mes patients ou mes amis que le chocolat ne leur réussit pas pourtant il l’adore ; qu’ils ont tel problème avec l’alcool, ou la viande…
Comprenez quelque chose. L’aliment en soi n’a aucun problème. Mais il va incarner pour vous tout ce que vous y mettez.
Je m’explique.
La même tablette de chocolat n’aura pas le même effet si quelqu’un la mange avec une intention de tristesse / de culpabilité ou bien dans le plaisir et la joie.

En fait nous sommes incapables d’exprimer correctement nos émotions. Nous sommes dans une société où c’est mal vu de les exprimer.

Nous le tolérons pour les plus petits mais pour être intégré socialement, en tant qu’adulte, on nous apprend à refouler nos émotions.

Imaginez un adulte faire comme un enfant : se rouler par terre de colère dans un rayon de supermarché parce qu’il n’y a plus son dessert préféré, ou pleurer à n’en plus finir au bureau à cause d’une parole déplacée d’un collègue.

Tous ces exemples sont vécus quotidiennement mais, instantanément, l’émotion sera refoulée.

C’est à ce moment que nous utilisons l’alimentation.

Comme nous avons du mal à exprimer clairement ce que l’on ressent, on va passer par un élément extérieur (chocolat, cigarette, alcool, etc.) pour manifester un état émotionnel de tristesse, de peur, d’angoisse, de colère…
C’est l’aliment (ou l’élément) extérieur qui nous renvoie un état d’être que nous n’arrivons pas à voir ou à exprimer. Il devient presque un thérapeute.
C’est au départ une solution mais qui devient un problème puisqu’on s’attache à cet aliment qui nous a permis de nous sentir mieux.
 

Tout ce que je viens de décrire sont majoritairement des fonctionnements inconscients.

En fait, il faudrait vraiment commencer à simplement exprimer clairement et le plus rapidement possible lorsque l’émotion se manifeste. C’est parfois difficile dans un contexte familial ou professionnel de parler librement. Mais quel contexte est le bon ?

S’il est trop difficile de confronter la personne qui nous tourmente, il existe des techniques pour « faire sortir » le trop plein.
Par exemple le fait d’écrire un courrier où vous allez exprimer vos 4 vérités concernant une situation ou une personne. Ce courrier peut faire 10 pages ou 1 000 pages, peu importe.
Mais il est nécessaire d’écrire (manuscrit de préférence, pas avec un ordinateur) et « d’accoucher ». Vous n’êtes pas obligés de remettre ce courrier à la personne, mais vous pouvez y noter son nom, son adresse, la timbrer puis la jeter à la mer ou la bruler.
Pour le (ou les) cerveau(x) cela revient au même, vous avez exprimé ce que vous avez ressenti. Il existe pléthore de techniques.
Vous pourriez chanter, danser, courir, crier sous une cascade à la rivière, etc.
L’important encore une fois sera d’avoir une intention de libération émotionnelle.
 

J’espère que ma façon de voir les choses pourra vous donner une piste à explorer. Il est essentiel que nous commencions à exprimer qui nous sommes vraiment sur cette Terre et cela passe par le dire clairement aux autres, dans le calme et la paix.

Quand ça explose, c’est que c’était accumulé depuis trop longtemps. C’est comme les poubelles, lorsque vous les laissez s’accumuler, ça sent mauvais. Alors sortez les poubelles régulièrement !

Prenez soin de vous

À bientôt,

Charbel

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